Membre actif de l’Union valdôtaine de Paris depuis de nombreuses années, Bernard Dayné nous propose une visite personnelle du Grand-Paradis. Lors de votre prochaine visite en Valsavarenche, à votre arrivée à Dégioz, le chef-lieu, avant l’hôtel-restaurant Parc National, sur votre gauche vous prenez la première rue et, passé le cimetière, juste devant l’Eglise, encore à gauche où vous pourrez vous garer derrière le clocher sur les deux nouveaux parkings. A quelques mètres de ceux-ci, une balise du Parc National du Grand-Paradis vous informe de ses règlements et codes de bons comportements en montagne. Un petit sentier tortueux, rapide au départ mais à pente relativement plus douce par la suite, que parfois la nature envahit et les caprices du temps bousculent, serpente entre prés et murs de pierres sèches. Selon la saison, le matin vous verrez les chamois en pâture sur votre gauche, entendrez les sifflements des marmottes ou contemplerez la diversité de la flore alpine.Si vous êtes équipés et en jambes, vous pouvez monter à travers les bois à la cabane des gardes du Parc, celle de Boconnere, à environ une heure et demie de marche. Alors, quel beau panorama : vous êtes déjà sur les chemins du col de Belleface qui redescend sur la belle vallée de Cogne ou de celui de la Grivola…
Soyons modeste, sur un parcours de 15 à 20 minutes, avec notre pas de citadin, direction la cascade du Peusun qui, l’hiver, sert de cascade de glace pour l’escalade. Passé la fausse moraine servant à protéger les prés des avalanches et le petit pont de bois, vous empruntez la trace du chemin à droite et en quelques minutes vous pourrez passer derrière la cascade. Attention l’herbe mouillée est glissante : alors surveillons nos petits téméraires. C’est aussi une curiosité qui, par beau temps, permet aux rayons du soleil qui jouent avec les gouttes d’eau de dessiner un joli arc-en-ciel sans avoir la pluie.
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