A la fin de la Seconde Guerre mondiale, les forces vives de la jeunesse valdôtaine émigrèrent en grand nombre. Parmi elles un jeune berger verrayven de 17 ans. Il passa clandestinement à pied le Mont-Blanc pour rejoindre la Suisse, pays neutre. A Genève il se forma au métier de cuisinier. En 1947 il revint à Verrayes puis en 1948, muni cette fois de son passeport, il s’embarqua au Havre pour un voyage de 22 jours à bord d’un bateau à vapeur. Il débarqua au Vénézuela. Il mit à profit ses connaissances culinaires pour devenir quelques temps chef de cuisine à Caracas. Mais le fascinant Eldorado l’attira et il se forma alors au dur métier d’orpailleur au Mato Grosso pour y gagner au moins la sympathie et le respect de ses camarades pionniers. Découragé, il retourna ensuite à Caracas mais faute de moyens suffisants il ne put acquérir le « Restaurant torinese » à céder. La destinée !
En parcourant cette « terre promise », il s’exerça à divers métiers avant de devenir chef d’entreprise dans le bâtiment où il y plaça alors ses économies. Bien lui en prit car son ascension devint alors fulgurante ! Il eut jusqu’à 1 300 collaborateurs. Il est aujourd’hui à la tête d’un petit empire économique . Vice-président d’un groupement bancaire, propriétaire d’une compagnie d’assurance, une de ses sociétés gère également l’université privée d’Ayacucho, fréquentée par 18 000 étudiants. Il possède aussi deux quotidiens en Guyane et des intérêts dans l’hôtellerie, le tourisme et dans le bâtiment, ainsi qu’en Italie. En 1994 le titre de « Meilleur entrepreneur étranger au Vénézuela » lui a été décerné puis il reçut plusieurs distinctions honorifiques. Il a été l’un des fondateurs et président de la Chambre de commerce italo-vénézuélienne de Caracas. Malgré sa réussite professionnelle, il a su rester attentif à la pauvreté du pays d’accueil. Il en devint un mécène. Il s’est consacré intensément à des œuvres caritatives axées vers des institutions ou établissements spécialisés pour enfants défavorisés. Il a fondé tardivement une famille en épousant Margarita, « Une femme en or » dit-il. En 1995, la naissance de leur fils unique, Umbertino, aujourd’hui scolarisé à Châtillon, les combla de joie. Entouré de l’affection de son épouse et de son fils, il est revenu s’établir dans sa maison de Verrayes construite il y a une quarantaine d’années pour un repos mérité. En avril 2009, sur proposition de Franco Frattini, ministre italien des Affaires étrangères et de Giorgio Napolitano, Président de la République, et en tant que président de l’Ordine della Stella della Solidarietà , il s’est vu attribuer le titre de Grand Officier, plus haute distinction attribuée aux « Italiens » qui se sont distingués en pays étranger et ont contribué également à la reconstruction de l’Italie, en particulier dans la période qui a suivi la dernière guerre mondiale. Umberto Lillaz est donc retourné spécialement à Caracas, le centre de ses affaires, pour la recevoir des mains de l’Ambassadeur Italien, Luigi Maccotta. Enfin, pour ses mérites exceptionnels dans le domaine industriel et les travaux publics mais aussi pour sa promotion de la culture, il a obtenu une Laurea Honoris Causa, un des 28 prix reçus au cours de sa carrière, cette récompense distinguant une « personne partie de rien et ayant réussi à bâtir un empire, tout en accordant une attention soutenue à l’égard des problèmes sociaux ». Resté très digne et toujours orgueilleux de ses origines valdôtaines, il se dit satisfait de sa carrière de grand entrepreneur. Il reconnaît cependant que, cinquante ans en arrière, il s’est investi dans ce grand Etat fédéral d’Amérique du Sud où tout était à construire avec une réussite à la clé inévitable !
A notre ami et membre honoraire de l’Union Valdôtaine de Paris, j’adresse, en mon nom et au nom des membres du Bureau, nos sincères compliments. Avec notre grande admiration pour le chemin accompli, nous lui transmettons nos sincères vœux pour la poursuite de ses tardives « années de bonheur », entouré affectueusement par sa chère famille.
Jean-Baptiste Pedretti.
En parcourant cette « terre promise », il s’exerça à divers métiers avant de devenir chef d’entreprise dans le bâtiment où il y plaça alors ses économies. Bien lui en prit car son ascension devint alors fulgurante ! Il eut jusqu’à 1 300 collaborateurs. Il est aujourd’hui à la tête d’un petit empire économique . Vice-président d’un groupement bancaire, propriétaire d’une compagnie d’assurance, une de ses sociétés gère également l’université privée d’Ayacucho, fréquentée par 18 000 étudiants. Il possède aussi deux quotidiens en Guyane et des intérêts dans l’hôtellerie, le tourisme et dans le bâtiment, ainsi qu’en Italie. En 1994 le titre de « Meilleur entrepreneur étranger au Vénézuela » lui a été décerné puis il reçut plusieurs distinctions honorifiques. Il a été l’un des fondateurs et président de la Chambre de commerce italo-vénézuélienne de Caracas. Malgré sa réussite professionnelle, il a su rester attentif à la pauvreté du pays d’accueil. Il en devint un mécène. Il s’est consacré intensément à des œuvres caritatives axées vers des institutions ou établissements spécialisés pour enfants défavorisés. Il a fondé tardivement une famille en épousant Margarita, « Une femme en or » dit-il. En 1995, la naissance de leur fils unique, Umbertino, aujourd’hui scolarisé à Châtillon, les combla de joie. Entouré de l’affection de son épouse et de son fils, il est revenu s’établir dans sa maison de Verrayes construite il y a une quarantaine d’années pour un repos mérité. En avril 2009, sur proposition de Franco Frattini, ministre italien des Affaires étrangères et de Giorgio Napolitano, Président de la République, et en tant que président de l’Ordine della Stella della Solidarietà , il s’est vu attribuer le titre de Grand Officier, plus haute distinction attribuée aux « Italiens » qui se sont distingués en pays étranger et ont contribué également à la reconstruction de l’Italie, en particulier dans la période qui a suivi la dernière guerre mondiale. Umberto Lillaz est donc retourné spécialement à Caracas, le centre de ses affaires, pour la recevoir des mains de l’Ambassadeur Italien, Luigi Maccotta. Enfin, pour ses mérites exceptionnels dans le domaine industriel et les travaux publics mais aussi pour sa promotion de la culture, il a obtenu une Laurea Honoris Causa, un des 28 prix reçus au cours de sa carrière, cette récompense distinguant une « personne partie de rien et ayant réussi à bâtir un empire, tout en accordant une attention soutenue à l’égard des problèmes sociaux ». Resté très digne et toujours orgueilleux de ses origines valdôtaines, il se dit satisfait de sa carrière de grand entrepreneur. Il reconnaît cependant que, cinquante ans en arrière, il s’est investi dans ce grand Etat fédéral d’Amérique du Sud où tout était à construire avec une réussite à la clé inévitable !
A notre ami et membre honoraire de l’Union Valdôtaine de Paris, j’adresse, en mon nom et au nom des membres du Bureau, nos sincères compliments. Avec notre grande admiration pour le chemin accompli, nous lui transmettons nos sincères vœux pour la poursuite de ses tardives « années de bonheur », entouré affectueusement par sa chère famille.
Jean-Baptiste Pedretti.
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